Premier week-end à Valparaiso depuis très longtemps pour
moi. J’ai décidé de fuir la civilisation l’espace d’un samedi, ensoleillé qui
plus est. Dans cette mission, Victor, un camarade de classe avec qui je sors
pas mal depuis une semaine, m’a gentiment accompagnée. C’est ainsi que nous
partîmes à la conquête du parc de la Campana.
Nous nous étions donné rendez-vous à 9h pétantes pour
prendre le bus. Nous avons pris un premier « micro » qui nous a
emmené à Limache (prononcez « limatché »), petite ville à l’intérieur
des terres, à environ 1h30 de Valparaiso. De là nous sommes montés dans un
autre bus qui nous a emmené, en une demi-heure, à 1km de l’entrée du parc. Le
bus faisait du tout terrain, roulant sur des chemins de terre, de pierres et
autre végétation sauvage. Le tout en pente, s’il vous plaît. Heureusement
qu’ils sont vieux, ces bus, sinon ça ferait mal au cœur. Même sans être
matérialiste. :o)
Nous arrivons donc au parc de la Campana, récupérons une
carte du site et écoutons les consignes du garde à l’entrée du parc :
rentrer avant 17h30, théoriquement 2h30 de montée et 1h30 de descente,
attention à redescendre avant 15h30 pour être à l’heure en bas. En pratique, on
a mis 3h pour monter et 2h pour descendre. Victor avait des chaussures pour le
moins inadaptées, moi j’avais des baskets mais ça ne m’a pas empêché d’avoir
mal aux pieds.
De là-haut, la vue est magnifique, on a même réussi à
apercevoir les Andes. Il faisait un soleil de plomb, et comme je prévois
toujours tout, je me promenais sans casquette, sans lunettes de soleil et sans
crème solaire. J’ai cuit. Un peu.
La marche fut laborieuse, éreintante, mais vraiment
agréable. On a cherché inlassablement le fameux renard de la Campana, et tout ce qu’on
a pu trouver ce sont des lézards et des insectes. Ce fut un échec, mais il y
eut une victoire, la victoire contre les Allemands. En effet, depuis le début
de la promenade, on était suivi par un groupe de trois Allemands. Ils nous
doublaient, puis s’arrêtaient, on les doublait à notre tour… et nous sommes
arrivés les premiers au sommet. Héhé.
Ah, chose que je me dois de préciser, nous n’avons pas
marché jusqu’au vrai sommet, mais jusqu’à un faux sommet, un peu plus bas, qui
s’appelle « Aire de la mine ». Le gardien du parc nous a dit que
c’était une bonne alternative, étant donné l’heure à laquelle nous sommes
arrivés au parc, et étant donné que nous n’aurions pas le temps d’aller
jusqu’au sommet et de redescendre.
Ce fut
une journée tranquille, donc, reposante (si on peut dire… mes muscles fessiers
et mes plantes de pieds s’en souviennent !) au milieu de la nature sauvage
et vallonnée du Chili. On était quand même à 1500m d’altitude une fois en haut !
Un plaisir pour les yeux et pour les autres sens en éveil, immergés dans le
silence et la paix de la nature. Même si, il faut bien le dire, rien ne vaut un
week-end à Courcuire. :o)))